Bien-être, Développement personnel, Food, Sac de Mary Poppins

Des résolutions ? Plutôt des changements…

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Je souhaitais écrire un article un peu different mais tout de même en lien avec les sujets que je développe dans ce blog. En effet, je vous parle des bons produits de qualité, des avantages de certains fruits et légumes mais aussi des applications utiles pour nous aider à mieux manger. Mais je voulais aujourd’hui vous parler de moi, du cheminement qui m’a fait me poser des questions sur mon alimentation mais aussi sur ma vie. En espérant que cela puisse aider de nombreux jeunes et peut-être même des parents qui souhaitent comprendre les questionnements de leurs jeunes adultes.

L’alimentation à l’adolescence

Lorsque j’étais adolescente, j’ai eu des phases de boulimie (sans me faire vomir) mais je mangeais non stop pour combler un vide. Le résultat n’a pas été ce que j’attendais : lors des prises de poids, je me sentais mal dans ce corps, ce n’était pas le mien. Lors des pertes, je me sentais enfin moi… mais progressivement je re-mangeais beaucoup trop, je « boulottais » comme j’aimais le dire. Mon poids faisait le yo-yo, jamais stable. Puis, cela s’est stabilisé il y a environ 2 ans. Je me sentais vraiment bien dans mon corps, il était mien.

Manger (trop) sain ?

Comme je vous l’avais dit dans mon article « le gluten, le lait et moi : une drôle d’histoire », j’ai eu des soucis globaux dont les migraines qui se sont résolus grâce à l’arrêt total sur quelques mois du gluten. Le souci, c’est que quand je fais quelque chose, je le fais à fond. Mes proches vous le diront « lorsque je sais ce que je veux, je fonce ». J’ai donc petit à petit commencé à regarder tout ce que je mangeais en voulant manger le plus sain possible. Je contrôlais donc toute mon alimentation mais aussi mon activité sportive (car j’aime courir, j’aime faire du sport cardio). J’ai eu quelques soucis de carences, j’étais donc fatiguée pour peu, à bout de nerf aussi par moments.

Parallèle sur mon parcours

Actuellement, je n’ai pas de travail. J’ai un master 2 en communication d’une bonne école que j’avais choisie. J’ai fait toute mes études en alternance (pour que mes parents n’aient pas à payer mon choix de faire des études) dans des petites comme dans des grandes structures. J’ai eu des expériences enrichissantes mais aussi difficiles où l’on m’a un peu détruite. Comme on dit, « un bonheur n’arrive jamais seul » (ironie), j’ai eu également des soucis familiaux qui m’ont aussi fait beaucoup de mal. Je n’ai pas fui, j’ai démontré mon côté « battant » que beaucoup de monde pensait de moi. Lorsque mon master s’est terminé, je suis partie à l’étranger. A posteriori, je pense que c’était pour fuir mes inquiétudes sur le monde du travail (Vais-je trouver un travail dans lequel je m’épanouirai ? Mon chef comprendra-t-il comment je fonctionne : une certaine autonomie, des deadlines atteignables ?…), fuir également le masque que j’avais de la « battante », de l’employée qui accepte tout. Je ne regrette pas d’être partie à l’étranger, cela a changé mon point de vue sur la vie, sur la France… J’y ai développé des compétences linguistiques également. En revenant, j’ai trouvé un travail rapidement mais qui ne correspondait pas à mon niveau d’études. C’était un challenge d’occuper plusieurs postes en même temps. Les 6 premiers mois, je ne pensais plus à moi. J’agissais sans même réfléchir à mon bien-être, à mes limites. Puis, j’ai commencé à me rendre compte que je devais penser à moi pendant les 6 derniers mois. Mon contrat s’est terminé pour des raisons de budget… et c’était la délivrance car au fond de moi, je savais que je n’étais pas faite pour ce secteur et ce métier.

Une rencontre

Je me suis lancée dans une sorte de bilan professionnel… qui aurait pu être bénéfique si j’avais travaillé sur moi-même en amont. Mais ça n’a pas été le cas car je pensais être forte, battante, dans le contrôle. Puis, j’ai eu la chance de rencontrer une personne qui m’a demandé d’arrêter mes recherches après des dizaines d’entretiens qui n’aboutissaient pas. Je m’étais perdue. Je ne savais plus ce que j’aimais faire, ce qui pouvait me correspondre. Elle m’a expliqué que mon parcours suscitait l’intérêt et que c’était un grand point fort d’avoir eu autant d’entretiens mais que je devais me retrouver, retrouver celle que j’étais avant : la fille pétillante, optimiste et spontanée et surtout découvrir mes envies et besoins. Cela m’a étonnée, blessée… car une personne que je ne connaissais pas du tout était capable de voir cela en moi en très peu de temps. Je vous avoue que je ne comprenais pas ce que cela voulait dire car je n’avais jamais arrêté jusque-là. Je pensais que cela voulait dire « baisser les armes ».

Trop à l’écoute des autres

Au départ, j’ai écouté les projections des autres sur moi, allant à la recherche des voies proposées par mon entourage. Puis, j’ai compris que les gens de mon entourage n’ont qu’une vision partielle de moi, de mes expériences, de mes besoins et envies. Alors, j’ai arrêté de prendre toutes ces projections pour moi… et ai décidé de me retrouver avant tout. Il m’aura fallu trois mois pour comprendre ce que voulait dire « s’arrêter ». Pendant ces trois mois, je me suis occupée de mon permis de conduire car je pensais le vouloir. Puis, plus tard, je me suis également rendu-compte que je ne le voulais pas pour moi mais pour les autres, pour la société, parce que je n’avais pas de travail et que c’était donc le meilleur moment pour le passer mais aussi pour dire que je faisais quelque chose car il m’était inconcevable de ne rien faire. Je l’ai donc passé deux fois, n’en parlant qu’à très peu de personnes en essuyant les échecs comme quelque chose de dramatique, il y a peu de temps j’ai compris que je n’avais pas ce permis de conduire car je n’étais pas, moi, convaincue de le vouloir.

Les changements

J’ai enfin décidé de m’arrêter. Je ne souhaite plus contrôler mon alimentation à un point extrême. Je suis donc vigilante vis-à-vis de ce que je mange mais sans excès de contrôle. Je re-mange un peu de gluten de temps en temps, des petits plaisirs autres en ne culpabilisant pas. Et je décide également de respirer, prendre le temps de faire des choses qui me plaisent (et non pas donner à 200 % sans penser à moi, à mon bien-être), accepter de dire « stop », avec une communication non violente, à mes proches quand je sens que l’on atteint mes limites, que l’on entre dans mon espace. Autrement dit, vivre ma vie dans mon espace et être bienveillante envers moi-même pour l’être avec les autres. Tout cela me permettra de retrouver mes envies et besoins. Comme tout est lié, cela me permettra aussi de retrouver un travail qui me correspond.

J’espère vivement que cet article permettra à certains de mieux me connaître et surtout à d’autres jeunes de les aider en voyant que beaucoup vivent cela et surtout qu’il n’y a pas de honte à avoir (il m’a fallu 5 mois pour me rendre compte que ce n’est pas une honte). Je suis encore dans cette phase de reconstruction nécessaire… mais le moment venu il sera tant de voir ce que je veux faire. Un grand merci à mes parents pour tout (aide, bienveillance, non-jugement) et bien sûr toutes les personnes qui m’aident à « arrêter » la machine quelques temps.

Merci pour votre lecture dans tous les cas et merci aux nouveaux arrivants sur mon blog. N’hésitez pas à poster vos commentaires si vous avez été dans le même cas.

Bonne fin de week-end et à très bientôt !

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6 réflexions au sujet de “Des résolutions ? Plutôt des changements…”

  1. Hello Jessica,
    Ton article est vraiment intéressant et je te découvre davantage.
    Tu as vécu des choses difficiles et tu as su prendre du recul, analyser et voir ce qui est important et ce qui te correspond vraiment.
    Une belle introspective qui je suis sûre va te faire rebondir…
    Gros bisous et bonne semaine,
    Christèle

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    1. Hello Christèle,

      Je te remercie pour ce message si bienveillant. Oui, j’ai tendance à ne pas trop parler de moi sur ce blog mais cet article me semblait vraiment intéressant. Il y a quelques mois, il m’aurait été impossible de m’exprimer sur ce sujet. Cela me démontre également que j’avance.
      Merci beaucoup en tout cas.

      Gros bisous et bonne semaine à toi également,
      Jessica

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  2. C’est courageux et inspirant. Bravo, je crois que prendre soin de soi est l’une des choses les plus importantes car je pense que l’on ne peut pas prendre soin des autres, et du « reste », en se négligeant. Mais parfois on ne s’en rend même pas compte…
    Enfin: beaucoup de réussite pour cette nouvelle année et pour le blog également! 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ce message tout en sincérité. Cela me fait très plaisir et c’est en effet très encourageant d’avoir des retours positifs. 🙂
      Tu as tout à fait raison, si on ne prend pas soin de soi, personne ne le fera à notre place malheureusement. On ne peut qu’être bien avec soi pour pouvoir l’être avec les autres. J’ai compris, il y a très peu de temps, qu’il fallait également s’exprimer pour ne pas se sentir mal ou garder des choses qui ne sont pas les nôtres. Cela permet de décoincer certaines situations également. Je reviendrais prochainement sur le sujet… pour donner un autre retour. J’évolue et change progressivement… et cela me rassure fortement.
      A très bientôt,
      Beaucoup de réussites dans tout ce que tu entreprendras aussi bien sur le plan professionnel que personnel.
      Jessica

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      1. Je m’intéresse beaucoup à « la nutrition », moi aussi… et j’ai l’impression que c’est souvent un des points clés pour se sentir bien, et qu’on néglige, par commodité ou par « fausse facilité ». Plus rapide, plus facile… si on prend en compte que le moment présent. Bien souvent j’aurai envie de prendre un plat tout prêt… mais je me souviens que je serais pas forcément gagnante au final.

        Les gens au delà du fait qu’ils ne peuvent (et souvent ne veulent) pas vraiment prendre soin de nous, nous poussent et tirent dans tous les sens si on se laisse dicter. « Ne fais pas ça », « mais tu as pensé à ça..? », … Je ne sais pas d’où ça leur vient, ni quelles sont leur véritables intentions, mais ça doit passer! Heureusement, et j’en ai fait l’expérience; parfois c’est justement des inconnus, des personnes qui à première vue ne peuvent absolument pas nous aider, puisqu’ils n’ont rien à voir avec nous… qui portent un regard que nos proches ne porteront pas, bien trop focalisés sur leur vision qu’ils croient juste sur nous (comme tu as dit dans ton article justement-je mets en pratique ce que tu as dit dans ton message^^ pour le tutoiement)… cette partie m’a aussi touchée. C’est souvent ce genre de personnes qui m’ont fait avancer, car étrangement, quoique perturbante quand ça arrive, ces interventions dans ma vie m’ont aidée. Je suppose que c’est bien ce genre d’intervention qu’on pourrait qualifier de bienveillante, alors que beaucoup se disent avoir des intentions bienveillantes, mais je commence à me demander si on peut vraiment être totalement bienveillant avec ses proches… si on a pas toujours quand même quelque chose qui fait qu’on est « intéressé », parfois même bien malgré nous. C’est bien de trouver des gens qui croient en nous et nous montrent des choses ‘vraies’ que nous même on est trop impliqués pour voir. Je suis ravie que tu en aies trouvé. J’espère qu’on aura de bien belles choses à partager sur nos blogs cette année! 🙂
        Merci beaucoup! (et désolée, ce message me semble un peu décousu)

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      2. Re-bonjour,
        Je te remercie pour ce partage. J’ai compris ce que tu voulais dire et je partage, en effet, ton point de vue globalement. En ce qui concerne la nutrition, c’est en effet un point essentiel… Pour moi, elle a été un déclic sur ma vie en globalité… et malheureusement les habitudes actuelles ne sont en effet pas les meilleures. A travers ce blog, je propose des recettes faciles et rapides à faire, qui en timing prennent autant de temps (un tout petit peu plus) que des plats industriels pour manger équilibré. Le principe du temps est devenu majeur car on en manque en général. C’est un peu comme l’infobésité de nos jours. Nous avons un milliard d’informations (vraies et fausses) et nous devons faire le tri ou alors « avaler » tout cru l’information. Je suis plutôt de la catégorie qui vérifie sur plusieurs sources la véracité de l’information avant de la donner (encore une digression…. c’est impossible pour moi de te répondre simplement à priori ahah).
        Nous avons en effet besoin d’être bien avec soi pour être bien avec les autres. Malheureusement, il arrive à certains moments que l’on ne soit pas prêt à faire cette démarche d’écoute du coeur et non de la raison (la raison peut prendre le pas sur le coeur… et je sais de quoi je parle, la plupart de mes choix précédents étaient liés à ma tête et non à mon coeur).
        Comme tu dis, il arrive que ce soit les personnes les moins proches qui nous apportent le plus dans certaines situations. On dit souvent qu’il n’y a pas de hasard dans les rencontres et je pense que c’est vrai. Certaines rencontres peuvent nous faire un choc psychologique… mais nous apporter énormément en même temps (sur ce point, je suis totalement en accord avec toi).
        Cela dit, je ne pense pas que la bienveillance soit forcément connecté à un « interêt » (au sens péjoratif du terme) particulier. Ce sujet serait très long à développer… alors je m’arrête là pour cette fois. 🙂
        Oui, je te souhaite le meilleur dans tous les cas. A très bientôt ! (désolée pour le roman…) 🙂
        Jessica

        Aimé par 1 personne

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