Sac de Mary Poppins

Et nous ralentissons tous ensemble… / And we’re all slowing down together…

Pour ceux qui me suivent de l’étranger : Depuis mardi 17 Mars, nous sommes en période de confinement en France. Cela sous entend que nous ne pouvons sortir qu’en cas de nécessité (pour faire les courses par exemple) ou alors pour réaliser une activité physique (dans un temps et un périmètre bien précis). Au 24 mars, nous étions 2,6 milliards de personnes à être confinés dans le monde entier soit un tiers de la population.

Nous vivons dans une société de consommation, de consomm’action. En perpétuel mouvement, les grandes villes sont toujours vivantes de jour comme de nuit, les magasins sont presque toujours ouverts afin de répondre à la demande et les entreprises fonctionnent à plein régime… On prône l’efficacité, la rapidité d’action, l’instantanéité. Nous sommes trop connectés. Selon le 2e baromètre sur l’hyperconnexion réalisé par l’Institut BVA (Avril 2019), les Français passent en moyenne 4h30 par jour devant leurs écrans. Une médaille a toujours un revers : malheureusement, cela a aussi créé des maladies (burn out, épuisement physique et psychique…). L’environnement passe/passait en second plan. Certaines personnes cumulent les activités, jonglent à travers leurs calendriers pour optimiser le temps. Certains manquaient de souffle. Nous sommes exposés à de nombreux contenus en une seule journée, l’infobesité sévit… et certains partagent du contenu sans même vérifier la source.

Aujourd’hui, on ralentit tous ensemble… le seul moyen pour éviter la propagation de la maladie à l’heure actuelle est d’éviter les contacts. Un grand merci à ceux qui font en sorte que l’on puisse vivre correctement (tous les intervenants de la chaine alimentaire, de l’agriculteur au commerce de proximité, le personnel de nettoyage des villes, les postiers…) et un ENORME merci à l’ensemble du personnel soignant (médecins, infirmiers, administratifs, chirurgiens…).

Je fais partie de ceux qui croient que rien n’arrive par hasard et que même dans les moments les plus difficiles, on apprend. Pour ceux qui sont confinés chez eux, le temps ralentit. Après une période plus ou moins longue pour retrouver des repères, on (re)découvre avec nos sens des petits détails que l’on ne voyait pas avant (les détails d’un arbre, le bruit des ailes d’un oiseau qui s’envole ou des feuilles de bambous qui embrassent le vent, la danse de deux cygnes…). Nous faisons plus attention à nos relations avec autrui (les voisins, le conjoint, les parents…). Nous avons besoin d’échanger avec les autres pour vivre tout en ayant des moments de solitude. Pour certains, la solitude peut être ressentie comme quelque chose d’inquiétant, de pesant quand pour d’autres cela sera un moment d’apaisement. Le tout est de trouver le bon dosage. J’ai aussi une pensée pour ceux qui vivent seuls… cela ne doit clairement pas être facile par moments. On s’organise pour vivre cette période du mieux que l’on peut. Certains se remettent au sport, font de nouveau attention à leur alimentation, décident de se mettre au zéro déchet, se détachent du superflu… quand d’autres réfléchissent à différentes possibilités pour le futur. On change, on évolue de façon permanente. C’est le propre de l’être humain mais je crois que cette période sera utile à tous. On profite de moments pour ne rien faire. On prend le temps de réfléchir. On passe plus de temps en famille, on prend le temps d’appeler nos proches. Finalement, on revient à l’essentiel.

Dans ce monde où tout fourmille, tout change si vite et où les tentations et les désirs peuvent se décliner à l’infini, il est très facile de se perdre et de ne jamais se poser de questions. Suivre ce que l’on nous dit de faire, avancer sans réfléchir, agir sans prendre de recul, suivre la mode ou le politiquement correct : nous le faisons beaucoup mais à force de se comporter ainsi, il arrive très souvent que nous ne sachions plus ni pourquoi nous faisons cela, ni ce dont nous avons réellement besoin… On nous invite donc à nous écouter et à nous entendre. Pour être réellement connecté aux autres, il faut se rendre totalement disponible et pour cela il est préférable d’abord de nous écouter. Ecoutez-vous, aimez vous et vivez l’instant présent (lâchez vous la grappe un peu, ça fait du bien).

Je crois foncièrement que cette période nous apprendra des choses (collectivement et individuellement) à tous les niveaux (personnel et professionnel) et, j’espère que nous pourrons améliorer notre société pour nos générations et les générations futures.

Enfin, je tiens à dire que j’ai beaucoup de chance de vivre en France pendant cette période car je suis consciente des avantages que j’ai (propre à mon pays) : une assurance maladie, une aide du gouvernement alors que je ne travaille plus pour l’instant… contrairement à d’autres pays – ami(e)s ne sont pas logé(e)s à la même enseigne. Je tiens donc à vous envoyer mes bonnes ondes.

Faites attention à vous et à vos proches ! Prenez du temps pour vous (c’est le moment) et gardez cette habitude par moments pour vous régénérer ! Excellent week-end à vous !


For those who follow me from abroad: Since Tuesday March 17th, we are in a period of confinement in France. This means that we can only go out if necessary (to do the shopping for example) or to do a physical activity (within a specific time and perimeter). On March 24th, 2.6 billion people were confined worldwide, i.e. one third of the population.

We live in a consumer society, a society of consumer action. In perpetual motion, big cities are always alive day and night, shops are almost always open to meet demand and businesses are operating at full capacity . We advocate efficiency, speed of action, instantaneity. According to the 2nd barometer on hyperconnection conducted by the BVA Institute (April 2019), the French spend an average of 4.5 hours a day in front of their screens. A medal always has a flip side: unfortunately, this has also created illnesses that were little known just a few years ago (burn out, physical and mental exhaustion, etc.). The environment is/will be in second place. Some people accumulate activities, juggle through their calendars to optimize time. Some were short of breath.

Now we’re all slowing down… the only way to prevent the spread of the disease right now is to avoid contact. So this is home for most of us. A big thank you to those who make it possible for us to live a good life (all those involved in the food chain, from farmers to local shops, city cleaning staff, postal workers…) and a HUGE thank you to all the people who look after us (doctors, nurses, administrative staff…).

I am one of those who believe that nothing happens by chance and that even in the most difficult moments, you learn. For those who are confined to their homes, time slows down. After a more or less long period of time to find our bearings, we (re)discover with our senses small details that we didn’t see before (the details of a tree, the sound of a bird’s wings flying away or bamboo leaves kissing the wind, the dance of two swans…). We pay more attention to our relationships with others (neighbours, spouse, parents…). We need to exchange with others in order to live while having moments of solitude. For some people, solitude can be felt as something worrying when for others it is a moment of appeasement. The trick is to find the right balance. We organize ourselves to live this period as best we can. Some people go back to sport, pay attention to their diet again, decide to go to zero waste, detach themselves from the superfluous… while others think about different possibilities for the future. We change, we evolve permanently. That’s the nature of human beings, but I think this period will be useful for everyone. We take advantage of moments to do nothing. We take time to think. We spend more time with our families, we take the time to call our loved ones. Finally, we come back to basics.

In this world where everything swarms, everything changes so quickly and where temptations and desires can be endless, it is very easy to get lost and never ask questions. Following what we are told to do, moving forward without thinking, acting without taking a step back, following fashion or political correctness: we do this a lot, but because we behave this way, we very often don’t know why we are doing it or what we really need… So we are invited to listen to each other and to get along with each other. In order to be truly connected to others, we must make ourselves totally available, and to do this it is best to listen to ourselves first. Listen to yourself, love yourself and live in the moment (let go a little, it feels good).

I fundamentally believe that this period will teach us things (collectively and individually) at all levels (personal and professional) and I hope that we will be able to improve our society for our and future generations.

Finally, I would like to say that I am very lucky to live in France during this period because I am aware of the advantages that I have (specific to my country): health insurance, help from the government while I am not working at the moment… unlike other countries. So I would like to send you my good vibes.

Take care of yourself and your loved ones! Take some time for yourself (now is the time) and keep this habit sometimes! Have a good weekend!

2 réflexions au sujet de “Et nous ralentissons tous ensemble… / And we’re all slowing down together…”

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